
Jacques Villeglé, Rue de la Grille,1959. Affiches lacérées marouflées sur toile. 20,5 x 19,1 cm.
Voici ce qu'il dit de sa démarche artistique:
"Que pensez-vous des anti-pubs?
J’étais surtout sensible à ce mouvement dans les années 1970 ; il y avait un esprit formidable, très provocant, très drôle, alors que maintenant c’est beaucoup plus organisé, beaucoup moins spontané. Ils barrent les affiches du métro d’une croix noire, mais ils ne s’amusent pas. Toutefois, toute attaque, toute censure peut faire réagir les afficheurs, et peut amener de la subtilité dans les affiches.
Contrairement à eux, vous n’êtes pas un lacérateur. Votre approche des affiches n’est pas iconoclaste.
La couleur sauve le côté rageur et destructeur, c’est elle qui parvient à équilibrer l’ensemble. Je ne suis pas contre les affiches. Mais, en tant qu’artiste, je suis contre la publicité et la politique. Les affiches publicitaires et politiques — quand elles sont lacérées puis marouflées — deviennent artistiques. C’est ce que l’on comprend en filigrane de mon travail."
Pour lire l'intégralité de l'interview: ICI.
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